
4- L’OBJECTIF DE LA SECURITE DES TUNNELS ROUTIERS EN EXPLOITATION.
L’objectif premier de la sécurité des tunnels routiers en exploitation est : la protection des vies humaines (c’est-à-dire la sécurité des usagers) et la protection des biens (c’est à dire la sécurité de l’ouvrage et ses équipements).
Les mesures à préconiser doivent s’articuler autour de quatre points essentiels, à savoir, comment :
- Assurer la prévention afin d’éviter la survenance de tout évènement tragique,
- Permettre l’évacuation des usagers d’une manière immédiate, sûre et calme,
- Faciliter l’intervention des secours pour une action rapide et efficace,
- Limiter les conséquences en vies humaines et en dégâts matériels qui peuvent en résulter.
1.1. La prévention.
La prévention consiste à concevoir des infrastructures conformes aux normes en vigueur, à choisir des équipements efficaces et à appliquer avec rigueur les recommandations de sécurité dans le but de pouvoir faire face, rapidement et efficacement, à tout évènement, quelle que soit sa nature et sa gravité.
C’est un point capital qui fait partie de la responsabilité directe, complète et exclusive du gestionnaire de l’ouvrage.
Prévenir signifie limiter au maximum la probabilité de survenance de tout évènement indésirable, voire dangereux ou plus encore dommageable pour les usagers (pertes humaines) et/ou les biens (pertes matérielles).
1.2. L’évacuation.
Les voies d’évacuation ou cheminement des usagers, avec ou sans assistance, en cas d’évènements dangereux doivent permettre le sauvetage des vies humaines en toute sécurité. Autrement dit, permettre à ces derniers de quitter les lieux vers l’extérieur sans panique. Sachant qu’en cas de panique des pertes de vies humaines supplémentaires peuvent être enregistrées, car, cette dernière et dans certaines circonstances, peut s’avérer plus dramatique que le danger menaçant lui-même, du fait qu’elle l’amplifie et augmente ses conséquences.
Ces mêmes voies, inclues dans la conception du tunnel, doivent être dégagées en permanence, non fermées à clé ou obstruées, être suffisamment larges et bien éclairées et être aussi pourvues de tous les moyens nécessaires de communication (réception et émission de messages) ainsi que de signaux de sécurité.
Enfin, un personnel compétent et connaissant tous les coins et recoins du tunnel, peut être désigné, spécialement pour l’accompagnement des usagers en difficulté, jusqu’à la sortie où se trouve l’aire de rassemblement et ce calmement et sûrement.
N’oublions pas de signaler que parmi les usagers, il peut se trouver des enfants en bas âge, des femmes et des vieillards qui ne peuvent prendre d’initiative, comme il peut se trouver également des handicapés physiques qui ne peuvent se déplacer et des malades qui ne peuvent supporter la présence de fumées ou le manque d’oxygène.
1.3. L’intervention.
L’intervention des secours doit être aussi rapide que possible et ce dès réception du message transmis par les témoins qui doit être clair, net et précis, car tout retard fait en sorte que l’ampleur de l’évènement s’accentue de plus en plus et que le nombre des victimes augmente.
Son efficacité ne dépend pas seulement de la rapidité de ces secours, mais aussi du matériel dont ils disposent, de sa répartition sur les lieux et de la façon dont il est mis en œuvre.
1.4. Les conséquences.
Pour éviter les conséquences des dangers pouvant survenir à l’intérieur des tunnels routiers et encore moins, pour réduire leur gravité, il est impératif de prendre toutes les mesures préventives nécessaires tentant à éviter carrément ces dangers, sinon limiter, au maximum, leurs effets indésirables à court ou à long terme.
La gravité de ces conséquences, que ce soit pour les usagers et leurs biens ou l’ouvrage et ses équipements peut être catastrophique et dépasser toutes les estimations surtout en cas d’accidents de véhicules lourds transportant des produits chimiques dangereux et également en cas d’acte de malveillance (sabotage, vandalisme, plasticage).
Les secouristes, spécialisés ou témoins présents sur les lieux de l’évènement, quant à eux, doivent avant tout s’assurer qu’ils peuvent intervenir en toute sécurité tout en faisant en sorte de ne pas s’exposer au danger (suraccident) et augmenter le nombre des victimes. Bref, éviter de devenir à leur tour des victimes.
1. INTRODUCTION
Le recours au creusement et à la construction de tunnels routiers et ferroviaires dans beaucoup de pays est devenu impératif ces dernières années pour diverses exigences, surtout d’ordre topographique et/ou spatial.
Ces tunnels monodirectionnels ou bidirectionnels creusés sous les montagnes, sous les villes et même sous la mer, rendent de considérables services à la société et ce par la participation effective à la fluidité de la circulation routière au niveau des grandes cités et aussi à l’échange du commerce entre les pays limitrophes ou entre différentes régions d’un même pays, ce qui permet des déplacements faciles des biens d’une région à une autre avec un moindre coût et aussi en un temps court.
Ce sont des ouvrages qui participent largement au développement de l’économie du pays, qu’elle soit régionale ou nationale. Mais pour que ce développement puisse se faire d’une manière absolument positive, ces derniers doivent répondre à des critères de conformité aux normes internationales les rendant plus sécuritaires pour les usagers qui les traversent, car un accident même banal, quelle que soit sa cause, peut dégénérer en une réelle catastrophe et causer la perte de plusieurs vies humaines et entrainer des dommages matériels énormes.
Il faut, donc, prendre toutes les dispositions de sécurité nécessaires et mettre en œuvre tous les moyens dans le but de parer à la survenance probable de tout évènement dangereux comme les explosions, les incendies, les accidents et même les petits incidents, car n’importe quel évènement qui se produit peut-être périlleux et dommageable, surtout dans un espace restreint et confiné comme celui des tunnels. Un espace très contraignant ne pouvant permettre une action rapide et efficace des secours d’une façon particulière et du public d’une façon générale.
Les conséquences dramatiques et lourdes enregistrées dans certains tunnels prouvent que ces derniers peuvent être dans certains cas la cause de véritables hécatombes.
Le lourd tribut payé par les usagers doit non seulement les inciter à être plus vigilants et plus prudents, mais surtout, à avoir, le sang froid pour pouvoir agir efficacement en cas d’évènements graves à l’intérieur du tunnel pour pouvoir évacuer les lieux en toute sécurité (si on est victime) et/ ou pouvoir secourir avec efficacité la ou les victimes (si on est témoin).
Car, la traversée d’un tunnel peut tourner au drame si les usagers ne savent pas comment se comporter face à un problème (auto sauvetage) avant l’arrivée des secours. C’est pourquoi la connaissance de l’utilisation des moyens d’intervention et des règles élémentaires de premiers secours est d’une importance capitale
Ce sont des ouvrages qui participent largement au développement de l’économie du pays, qu’elle soit régionale ou nationale. Mais pour que ce développement puisse se faire d’une manière absolument positive, ces derniers doivent répondre à des critères de conformité aux normes internationales les rendant plus sécuritaires pour les usagers qui les traversent, car un accident même banal, quelle que soit sa cause, peut dégénérer en une réelle catastrophe et causer la perte de plusieurs vies humaines et entrainer des dommages matériels énormes.
Il faut, donc, prendre toutes les dispositions de sécurité nécessaires et mettre en œuvre tous les moyens dans le but de parer à la survenance probable de tout évènement dangereux comme les explosions, les incendies, les accidents et même les petits incidents, car n’importe quel évènement qui se produit peut-être périlleux et dommageable, surtout dans un espace restreint et confiné comme celui des tunnels. Un espace très contraignant ne pouvant permettre une action rapide et efficace des secours d’une façon particulière et du public d’une façon générale.
Les conséquences dramatiques et lourdes enregistrées dans certains tunnels prouvent que ces derniers peuvent être dans certains cas la cause de véritables hécatombes.
Le lourd tribut payé par les usagers doit non seulement les inciter à être plus vigilants et plus prudents, mais surtout, à avoir, le sang froid pour pouvoir agir efficacement en cas d’évènements graves à l’intérieur du tunnel pour pouvoir évacuer les lieux en toute sécurité (si on est victime) et/ ou pouvoir secourir avec efficacité la ou les victimes (si on est témoin).
Car, la traversée d’un tunnel peut tourner au drame si les usagers ne savent pas comment se comporter face à un problème (auto sauvetage) avant l’arrivée des secours. C’est pourquoi la connaissance de l’utilisation des moyens d’intervention et des règles élémentaires de premiers secours est d’une importance capitale
3. LES CONSEQUENCES DES DANGERS EN TUNNELS ROUTIERS.
Les conséquences des dangers encourus dans les tunnels routiers peuvent être catastrophiques sur tous les plans : sur le plan humain, sur le plan infrastructurel, sur le plan écologique et sur le plan économique. Des dégâts énormes peuvent apparaitre à court ou à long terme et toute la société peut en souffrir à différents degrés.
1.1. Sur le plan humain.
Des dizaines de morts peuvent être enregistrées parmi les usagers, sans distinction d’âge et de sexe, d’autres peuvent subir une incapacité, physique totale ou partielle, permanente ou temporaire et d’autres encore peuvent être gravement brulés et porteront à vie des séquelles irréparables (brûlures du visage, du cou et des mains). Des séquelles qui marqueront à vie les victimes défigurées, ce qui créera chez elles un complexe insurmontable bouleversant complètement leur vie et la ruinant
1.2. Sur le plan infrastructurel.
Les explosions comme les incendies peuvent endommager gravement l’ouvrage lui-même et causer de graves dégâts. La face latérale de ce dernier peut être partiellement détériorée comme elle peut s’effondrer complètement. Les équipements de sécurité utilisés (les niches de secours et/ou d’incendie, le système d’aération et le réseau d’éclairage) n’échappent pas à la règle et peuvent être facilement ravagés. Ajoutons à cela les dégâts matériels que peuvent subir les usagers par la perte, parfois, de tous leurs biens
1.3. Sur le plan écologique.
L’environnement naturel immédiat des tunnels n’est toujours pas à l’abri de conséquences écologiques indésirables pour ne pas dire inacceptables, car les échappements de gaz (de gaz toxiques ou asphyxiants) dans l’atmosphère et, les déversements accidentels de produits liquides dangereux (les liquides toxiques, nocifs ou corrosifs) peuvent avoir un impact terrible sur la faune et la flore aquatiques (l’ensemble des plantes et animaux de la région touchée). Rappelons que ces milieux naturels sont très fragiles et sensibles à la pollution sous toutes ses formes.
1.4. Sur le plan économique.
La fermeture à la circulation d’un tunnel, pour une durée déterminée ou indéterminée, suite à un évènement dommageable (explosion ou incendie), pour réparation et rénovation, peut avoir des répercussions insupportables pour l’économie nationale en générale et l’économie régionale en particulier pour la région dont ce dernier se trouve.
Le transport routier des marchandises peut être gravement perturbé ou fortement réduit ce qui n’arrange guère les échanges commerciaux, entre régions d’un même pays ou entre deux pays limitrophes. Rappelons que beaucoup de tunnels relient plusieurs pays entre eux et que des tonnes de diverses marchandises transitent par ces derniers.
1. CONCLUSION
Nous espérons que ce cours sera bénéfique pour les participants qui pourront y trouver des informations leur permettant d’avoir une idée générale, plus ou moins claire sur la gestion et l’utilisation des tunnels en toute sécurité. Ce volet qui doit susciter une grande réflexion, que ce soit du côté des usagers ou du coté gestionnaires des routes et autoroutes. Ces infrastructures malgré leur importance sur tous les plans ne cessent d’enregistrer chaque jour des centaines de victimes à travers le monde. Victimes laissant derrière elles des familles innocentes, parfois démunies et souffrantes. C’est inadmissible et inacceptable
Chacun doit donc jouer son rôle d’une manière complète et efficace. Une partie, seule, même assez active, ne peut garantir le succès escompté, celui de faire des tunnels routiers, des tunnels sécuritaires qu’on peut traverser avec quiétude et sans la moindre crainte. Le gestionnaire doit, avant tout, doter le tunnel d’infrastructures et équipements requis, qui doivent êtres fiables t, robustes et également entretenus régulièrement et réparés à temps en cas de dysfonctionnement. Les usagers, de leur côté, doivent respecter les enseignements du code de la route et surtout lors des traversées de tunnels. La vigilance doit être redoublée et la prudence doit être aussi grande que possible. Toute aventure, si minime soit-elle, peut être catastrophique pour l’usager lui-même et pour les autres usagers se trouvant à l’intérieur du tunnel. Une tragédie est facilement provoquée.
REFERENCES.
1- Jean-Claude Déranlot (Alger 6-8 décembre 2005). Sécurité des tunnels routiers, évaluer et maintenir le niveau de sécurité.1er congrès Africain sur les routes.
2- Revue tunnels et ouvrages souterrains, N° 196 (2006). Amélioration de la sécurité en tunnel routier : mise aux normes tunnel de Foix. France.
3- Association mondiale de la route, France. Manuel des tunnels routiers. Ouvrages spécifiques nécessaires à l’exploitation et la sécurité.
4- Journal des sapeurs-pompiers suisses. N° 10 (1999). Les incendies dans les grands tunnels routiers, Suisse.
5- Revue tunnels et ouvrages souterrains. N° 196 (2006). Amélioration de la sécurité en tunnels routiers. Mise aux normes poids lourds du tunnel de Foix, France.
6- Schneider Electric Industries, direction commerciale. Eclairage dans les tunnels routiers, utilisation de la libido, France
7- Lachtar, CRS (2009). Etude du danger, transport de Matières Dangereuses.
8- Centre d’étude des tunnels, Novembre (1997). Abris dans les tunnels routiers, note d’information. France.
9- Centre d’étude des tunnels, Novembre (2003). Dossier pilote des tunnels, équipements. Section 4.1. Ventilation, France.
10- Centre d’étude des tunnels, Novembre (2000). Dossier pilote des tunnels, équipements. Section 4.2. Éclairage, France.
Fin de cours
5- LA PREVENTION DES DANGERS EN TUNNELS ROUTIERS.
Après avoir pris connaissance des dangers pouvant survenir à l’intérieur des tunnels routiers, des causes pouvant les provoquer et des conséquences pouvant en résulter, essayons maintenant de voir comment les prévenir, c'est-à-dire, comment éviter leur apparition ou encore comment les gérer et de là garantir, à la fois, la sécurité des usagers, de leurs biens, et la sécurité des tunnels et équipements.
La prévention de ces dangers repose sur trois volets, à savoir :
- l’organisation de la sécurité, -
- les infrastructures de sécurité,
- les équipements de sécurité.
2.1. Organisation de la sécurité.
Le gestionnaire du tunnel est responsable de toutes les tâches (interventions) pouvant garantir la sécurité de l’ouvrage, lui-même, et de ses usagers, sans omettre les équipements qui s’y trouvent. Ces tâches(interventions) ne peuvent être prises à l’improviste ou à la hâte, elles doivent être préparées, à l’avance et avec méthode et rigueur.
Il doit respecter à la lettre les directives édictées par les organismes internationaux spécialisés en la matière. Comme il doit aussi disposer de différents documents, tels que :
Le règlement de circulation définissant le type de véhicules interdits, les vitesses autorisées, l’inter distance entre les véhicules, le transport de matières dangereuses et aussi le plan d’intervention et de sécurité (P.I.S) qui décrit les modalités en cas d’évènement quelconque et qui est élaboré en collaboration avec les services spécialisés externes : protection civile, gendarmerie, police...
La sécurité doit être bien étudiée dès la phase de conception de l’ouvrage et toutes les mesures préventives doivent être prises afin que ce dernier soit conforme aux normes. Il doit être conçu de manière à présenter toutes les garanties de solidité et de résistance aux détériorations. Quant à ses équipements, ils doivent être suffisamment protégés contre les dégradations et régulièrement vérifiés et entretenus.
Des inspections régulières doivent être prévues pour parer à toute anomalie ou tout dysfonctionnement pouvant diminuer le niveau de sécurité requis.
Outre cela, Il est utile, si ce n’est pas obligatoire, d’avoir sur le site un service de sécurité doté en matériel nécessaire d’intervention et de premiers secours et disposant d’un personnel bien formé et suffisamment entrainé pour les interventions en situations critiques et/ou d’urgence. Ce dernier doit fonctionner en horaires continues.
2.2. Les infrastructures de sécurité.
Les tunnels routiers doivent comporter, dans leur propre architecture, une variété d’infrastructures de sécurité qui permettent aux usagers, en cas d’évènement menaçant, de s’abriter du danger, de le fuir ou de l’éviter. Elles sont, entre autres : les issues et abris de secours, les rameaux de communication, les voies d’arrêt d’urgence et les parkings de stationnement de secours.
2.2.1. Les issues de secours.
Les issues de secours doivent être prévues dans tous les tunnels longs pour permettre aux usagers de quitter rapidement les lieux du drame et rejoindre un espace sûr. Selon le cas, ils peuvent gagner directement l’air libre ou rejoindre l’autre tube du tunnel ou aussi une galerie de sécurité.
Bien distinctes par leur couleur verte qui les rend visibles de loin et espacées entre 100 et 500 mètres, elles doivent être relativement larges pour permettre le passage d’un grand nombre de personnes pendant les périodes cruciales et ce en un temps assez court, comme elles doivent être aussi conçues de manière à éviter le risque de chute ou de trébuchement des usagés lors des évacuations.
Dans certains cas, elles peuvent donner sur des abris pressurisés (maintenues à une pression normale) où ne peuvent pénétrer ni fumées toxiques, ni chaleur étouffante. Abris équipés de portes résistantes au feu qui ne doivent être en aucun cas fermées à clé ou obstruées par des obstacles.
Pour les tunnels qui comprennent des couloirs d’évacuation, ceux-ci doivent être fermés par des sas dont les portes sont commandées à partir de la salle de commande, comme elles peuvent être ouvertes par deux personnes.
2.2.2. Les abris de secours.
Les abris de secours sont des locaux sûrs, isolés du feu et ventilés où les usagers peuvent se réfugier jusqu'à ce que la situation soit maîtrisée et que les équipes d'intervention et de secours puissent les évacuer vers l’extérieur en toute sécurité.
Ils peuvent accueillir des dizaines de personnes et doivent être bien aménagés et comporter des portes résistantes au feu. Comme ils doivent être aussi équipés de moyens de communication les reliant avec le poste de contrôle ou de sécurité pour permettre aux usagers (en détresse) d'être au courant, en permanence, de l'évolution de la situation et de recevoir les instructions nécessaires.
2.2.3. Les rameaux de communication.
Les rameaux de communication ou jonctions ou encore inter-tubes, sont des passages qui joignent ou lient les deux tubes, l’un à l’autre (figure 1). Ils permettent aux usagers de passer dans le tube adjacent ou de faire demi-tour. Ils peuvent aussi servir au stationnement pour les véhicules de secours ou les véhicules en panne pour ne pas perturber la circulation ou être à l’origine de désagréments (embouteillage, collisions ...).
Ils peuvent être également très utiles du point de vue maintenance et entretien du tunnel ou en cas d’intervention de services spécialisés qui sont appelés à faire différentes manœuvres. Et cela peut se faire sans que le trafic normal en plein tunnel ne soit dérangé. Enfin, ils sont espacés tous les 800 mètres,
Dans certains pays et pour faciliter aux véhicules lourds de faire demi- tour, des galeries de retournement (figure 2), de dimensions généralement : 4x17 mètres, sont prévus chaque un ou deux kilomètres, selon l'intensité tu trafic.
2.2.4. Les voies d’arrêt d’urgence.
Les voies d’arrêt d’urgence sont des endroits aménagés dans les tunnels, sur le côté droit, afin d’être utilisées en cas de nécessité absolue (en cas de panne ou malaise). Elles permettent d’éviter de perturber le trafic routier et d’accueillir les véhicules en dehors de la chaussée afin de les soustraire, eux-mêmes et leurs occupants à toute exposition dangereuse où ils risquent d’être heurtés par les véhicules suivants. Leur largeur doit être au moins 1,75 mètre (largeur d'un véhicule de tourisme) plus 0,50 mètres pour permettre à ces derniers (les occupants) de descendre sans courir de risque. Rappelons qu'il faut toujours quitter le véhicule par le côté opposé à la voie de circulation.
2.2.5. Les parkings de secours.
Deux aires de stationnement de secours aux têtes des tunnels, une de chaque côté, doivent être prévues pour le stationnement d'urgence des véhicules appelés à intervenir en cas d'évènement quelconque. Il s'agit des véhicules de la protection civile, de la gendarmerie, de la police et autres organismes.
Aménagées en conséquence, ces dernières, ne peuvent être considérées comme des parkings de stationnement pour les usagers, sauf en cas de nécessité absolue.
2.3. Les équipements de sécurité.
Les tunnels routiers sont également dotés de plusieurs équipements dont le but principal n’est pas seulement d’assurer aux usagers un certain confort, mais aussi et surtout leur garantir, à eux, ainsi qu’à leurs biens toutes les conditions de sécurité.
Parmi ces équipements qui jouent un rôle vital et qui nécessitent d’être surveillés en permanence et entretenus régulièrement, figurent : Les niches de secours, les niches d’incendie, le réseau d’incendie, la ventilation, l’éclairage, la signalisation, les dispositifs d’assainissement et le système de communication.
2.3.1. Les niches de secours.
Les niches de secours sont des équipements où les usagers peuvent signaler les évènements indésirables ou dangereux et obtenir les informations concernant la conduite à tenir. Espacées tous les 200 mètres, elles comportent un appareil téléphonique d’urgence relié directement à la salle de contrôle ou au poste de sécurité deux extincteurs pour la lutte contre les débuts d’incendie ainsi que des prises de courant électrique pour l’alimentation des équipements de secours.
Elles ne doivent jamais être considérées comme des abris de sécurité où on peut se cacher contre le danger. Généralement de couleur orange, elles sont constituées d’une matière solide résistante aux chocs et au feu.
2.3.2. Les niches d’incendie.
La plupart des tunnels routiers sont équipés de niches d’incendie implantées dans les piédroits, c'est-à-dire dans les murs et ce à intervalles réguliers (chaque 200 mètres). Elles sont habituellement équipées de poteaux d’incendie et parfois de robinets d’incendie armés, d'extincteurs portatifs et de téléphone d'appel d'urgence pour les usagers.
Ces niches se trouvant sur le côté droit peuvent être encastrées dans le mur, avec ou sans portes, ou être de simples armoires accrochées à ce dernier.
2.3.3. Les détecteurs d’incendies.
Les détecteurs d’incendies qui font partie d’un système automatique, permettent de déceler rapidement les éclosions de feu (dans un délai assez court ne dépassant pas 30 secondes) afin que les secours puissent être alertés dans l’immédiat et que les équipements puissent être déclenchés à temps pour maitriser ou circonscrire le feu dans ses débuts.
Ce sont des appareils électroniques installés au niveau de la partie supérieure du tunnel, donc au plafond, et qui réagissent à la chaleur ou aux fumées dégagées par la combustion ou aux rayonnements émis par les flammes. Ils doivent être régulièrement entretenus et vérifiés, de préférence, par un organisme spécialisé. Une condition essentielle : Ils doivent être plus fiables pour permettre une localisation rapide et précise des débuts d’incendies.
Le système de détection peut être préprogrammé pour déclencher l’alarme, pour donner l’alerte aux secours externes, pour ouvrir les issues et abris de secours aux usagers, pour actionner les sprinklers (si existants). Il est composé de détecteurs, de sirènes d’alarme, de câbles réseaux et d’une centrale de programmation.
2.3.4. Le réseau d’incendie.
La dotation de tunnels routiers d’un réseau d’incendie à colonne humide est obligatoire dans le but de lutter contre les incendies qui peuvent se produire à l’intérieur, et qui se produisent malheureusement, de temps à autre.
Ce réseau est constitué d’une conduite d’eau en charge de 250 millimètres de diamètre, insérée sous trottoir. Il doit assurer un débit de 60 mètres cube par heure (60 m3/h) à une pression de 6 bars en tout point de l’ouvrage.
Il est composé aussi d’une bâche à eau d’une contenance de 200 mètres cube eau qui doit être protégée contre les effets des intempéries (gel, crues) et de poteaux ou de prises d’eau tous les 200 mètres.
2.3.5. La ventilation.
La ventilation a pour but de maintenir la qualité de l’air au niveau requis en cas de situation normale, c’est à dire éviter l’accumulation des gaz d’échappements de véhicules et d’évacuer les fumées dégagées en cas d’évènement grave (explosion-incendie) afin de protéger les usagers contre les asphyxies et permettre aux équipes de secours d’intervenir sans difficulté.
y a deux sortes de systèmes : Le système longitudinal dans lequel des ventilateurs à grande puissance, dits accélérateurs, poussent les fumées vers le sens de circulation jusqu’à la sortie et Le système transversal dans lequel les fumées sont aspirées au travers de trappes de désenfumage reliées à une conduite d’évacuation vers l’extérieur. L’ouverture de ces dernières est automatique
2.3.6. L’éclairage.
Les tunnels routiers longs doivent disposer de deux sortes d’éclairage, à savoir l’éclairage normal et l’éclairage de sécurité.
2.3.6.1. L’éclairage normal.
L’éclairage normal doit être assuré par des lampes d’une longue durée de vie et être adéquat en vue d’offrir aux usagers les conditions de visibilité et de confort demandées. Un éclairage dont l’écart du niveau d’éclairement par rapport à l’éclairage externe, c’est à dire l’éclairage naturel, doit être assez réduit.
Il doit être conçu avec grande attention afin de faciliter une rapide et meilleure adaptation des yeux tout en évitant les changements des niveaux brusques et perturbants, parfois néfastes. Ce qui ne permet pas de distinguer les éventuels obstacles pouvant se trouver sur la chaussée.
Le niveau d’éclairement à l’entrée du tunnel doit être presque égal à celui de l’extérieur, puis en avançant ce niveau baisse progressivement jusqu’à atteindre des niveaux bas.
Les niveaux d’éclairement à tout point du tunnel doit permettre aux usagers de distinguer facilement les obstacles pouvant se trouver sur la chaussée même à une distance assez éloignée pour pouvoir s’arrêter en toute sécurité.
Il existe deux zones successives : la zone dite « zone d’entrée » où le niveau est renforcé et baisse progressivement et la zone dite « section courante » où le niveau est normal et stable.
2.3.6.2. L’éclairage de sécurité
L’éclairage de sécurité doit permettre aux usagers d’évacuer le tunnel en toute sécurité en cas de panne d’électricité normale en leur assurant un niveau d’éclairement minimal sur la chaussée et les trottoirs. Il est assuré par une source d’énergie (groupe électrogène) à déclenchement automatique d’une autonomie d’au moins une demi-heure et cela dans le but d’éviter aux usagers de se trouver dans l’obscurité complète et de leur permettre de repérer les issues de secours en cas de nécessité.
Les installations qui le composent doivent être protégées contre les dégradations et aussi contre le danger de feu qui peut les atteindre par flammes produites et la chaleur dégagée.
2.3.7. La vidéosurveillance.
Pour suivre de près la fluidité du trafic en tunnels routiers tout en s’assurant que la circulation à l’intérieur se déroule sans aucun problème, il est impératif d’équiper ces derniers de système de vidéosurveillance qui permet de contrôler et de suivre en direct les conditions de ce dernier (le trafic). Si un évènement quelconque se produit, il est rapidement détecté. L’endroit peut être facilement visualisé et les mesures préventives peuvent être prises pour remédier à la situation.
C’est un système précieux qui doit être exploité en permanence, de jour comme de nuit
par un personnel qualifié et désigné spécialement à cet effet.
La vidéosurveillance permet de détecter toute anomalie : véhicule à l’arrêt ou roulant à contre sens, obstacles sur la chaussée, éclosion d’un incendie (fumées, flammes), embouteillage ou acte de malveillance (vol, vandalisme, sabotage).
Bref, il est composé de caméras installées au niveau du plafond ou sur les côtés de manière à couvrir l’intérieur du tunnel et même ses abords pour la surveillance, ainsi que d’une centrale pour l’enregistrement et enfin de moniteurs (écrans) pour la visualisation.
2.3.8. Les dispositifs d’assainissement.
Ce sont des ouvrages assez rentables vis à vis de l’environnement naturel immédiat, constitués de caniveaux insérés dans le trottoir dont objectif est de collecter les eaux de surface ou d’infiltration et les liquides déversés accidentellement pour les drainer vers un bassin de rétention où ils seront stockés et par la suite récupérés et traités pour ne pas porter atteinte à la nature, donc pour le milieu récepteur et particulièrement pour la faune et la flore aquatiques qui sont très sensibles à la pollution.
2.3.9. La signalisation de sécurité.
La signalisation de sécurité est impérative dans la mesure où elle transmet aux usagers un message bien défini qu’ils soient sur la route ou dans les tunnels. Car les différents signaux utilisés et placés à l’extérieur (à l’entrée) ou à l’intérieur (le long de tunnel), permettent d’attirer de manière rapide et intelligible l’attention de ces derniers sur des situations dangereuses ou leur communiquer un message bien déterminé.
Il y a aussi les différentes voies de la chaussée qui doivent être délimitées au moyen de bondes en ligne continue ou en traits coupés (couleur blanche ou jaune clair), ou par des chevrons de guidage et des plots réfléchissants implantés sur la chaussée, et les trottoirs qui doivent être signalés par des plots de jalonnement lumineux équipés de diodes électroluminescentes, placés sur les piédroits (murs) à environ un (1) mètre du sol avec un espacement de 10 mètres.
2.3.10. Le système de communication.
La communication entre le gestionnaire du tunnel et les usagers en cas de situation critique est indispensable, car chacune des deux parties a un message à faire parvenir à l’autre. La communication doit donc s’établir dans les deux sens, du gestionnaire à l’usager et de l’usager au gestionnaire.
Les moyens permettant d’assurer cette dernière, d’une manière ou une autre, sont multiples et variés pour ne citer que deux d’entre ces derniers, à savoir : les boutons-poussoirs d’alarme installés à intervalles rapprochés pour signaler un danger quelconque au gestionnaire (donc l’informer ou l’aviser) ou alerter les secours externes (protection civile) et, les hauts parleurs pour donner l’information du gestionnaire aux usagers. Cette information peut concerner la conduite à tenir en cas de danger, les consignes d’évacuation d’urgence et autres informations utiles.
Le gestionnaire peut même recourir à la radio transmission dans certaines circonstances dont les fréquences adoptées peuvent être affichées à l’entrée du tunnel pour être portées à la connaissance des usagers.
2.3.11. Les barrières.
Les tunnels peuvent être également équipés, en amont, de barrières de sécurité dont le principal objectif est de stopper l’arrivé de plus d’usager vers l’intérieur en cas de danger existant (accident, incendie) ou danger imminent (danger menaçant, c’est-à-dire pouvant se produire à tout instant : fuite de gaz, déversement de produit dangereux).
C’est pour éviter ce qu’on peut appeler un suraccident et alourdir plus les conséquences
qui peuvent en découler.
Ces barrières peuvent être commandées manuellement ou d’une manière automatique à partir de la salle de contrôle ou de poste de police.
Ce cours traite, d'une manière générale, des principaux dangers qui peuvent se produire dans les tunnels routiers comme les explosions, les incendies, les accidents et même les banals incidents comme les carambolages ; leurs conséquences fâcheuses pour les usagers et leurs biens comme les pertes en vies humaines et les pertes matérielles ; pour l’ouvrage lui-même comme les dommages qui touchent la face latérale et les équipements installés ; pour l’environnement naturel comme les catastrophes écologiques en cas d’échappements ou de déversements de produits chimiques ou pétrochimiques et enfin pour l’économie de la région ou du pays en cas de fermeture du tunnel pour réfection ou réparation pour une durée déterminée ou indéterminée et les problèmes qui en découlent.
Il traite, d'une manière particulière, des mesures préventives à prendre et des moyens à mettre en œuvre pour garantir la sécurité des usagers et de l’ouvrage et ce par : l’organisation de la sécurité par le gestionnaire, les infrastructures de sécurité à prévoir et les équipements de sécurité à installer. Tout cela sans oublier de rappeler le rôle et la responsabilité des usagers en ce qui concerne la préservation de leur propre vie et celle d’autrui.
Enfin, il renferme pas mal de conseils qui pourront être utiles pour les différents utilisateurs de ces ouvrages assez utiles sur le plan économique.