
Communiquer en public niveau1
À PROPOS
La communication est une technique qui reprend les travaux effectués sur les connaissances de grands thérapeutes, qui avaient la faculté de posséder des capacités innées.
Une équipe, autour de Richard Bandler et John Grinder, a travaillé sur la modélisation de ces grands thérapeutes afin de reproduire leurs performances.
Milton Erickson, psychiatre et hypnothérapeute, a été le premier à être modélisé (modèle de Milton) puis Virginia Satir ( Métamodèle, rapport, synchronisation), psychothérapeute créatrice de la thérapie familiale et Fritz Perls (Métamodèle) psychiatre et fondateur de la Gestalt thérapie.
La PNL est née dans les années 1970, puis utilisée dans les années 1980 dans le monde du sport, de la publicité, dans la politique et tous les milieux de la communication.
Programmation Neuro Linguistique :
L’être humain perçoit le monde qui l’entoure à travers des filtres qui automatisent les comportements et les croyances de la personnalité de chacun.
Les techniques de PNL permettent d’observer le langage verbal et non verbal, des automatismes qui s’expriment par des comportements, des croyances et des valeurs.
Comprendre le fonctionnement de l’autre afin de comprendre son langage et utiliser le même, permet d’ouvrir sa perception ou de le modéliser.
La PNL est orientée solution et s’intéresse au « comment atteindre » et non au « pourquoi », réservé à la psychologie.
Structure des réalités
Nos cinq sens, encodent par l’intermédiaire des émotions, la perception du moment vécu.
La structure de référence correspond aux automatismes totalement intégrés, encodés lors de l’enfance (jusqu’à 4/6 ans). La perception de la vie de la tribu qui entoure l’enfant, enregistre comme des évidences tout ce qu’il perçoit. Il construit alors une appartenance identitaire à un clan, une société, un pays.
La structure profonde correspond aux représentations internes des expériences qui passent à travers les filtres des croyances et des valeurs, insufflées par les expériences et les apprentissages de la structure de référence. Elle engage des comportements justifiés inconsciemment par la perception de sa propre réalité conscientisée.
La structure de surface s’exprime verbalement et par le non verbal, en passant par les filtres de souvenir reconstruit d’une autre réalité, accompagnée par les métamodèles comprenant des omissions, des sélections et des distorsions de la perception de sa propre carte du monde.
Entre la structure de référence et la structure de surface, de nombreux facteurs vont interpréter la réalité de chacun, même s’ils vivent le même moment, au même instant dans le même lieu.
La perception de l’évènement passera par les filtres de distorsion – généralisation – sélection, auront leur propre représentation interne en passant par les croyances et les valeurs, subiront une ou plusieurs émotions qui entraîneront un comportement causé par leur propre réalité.
Cette réalité placera la personne dans un cadre de croyance émotionnelle.
Il est donc important, de percevoir la carte du monde de l'autre en l'accueillant, afin de l'accompagner dans sa propre réalité. Il sera alors possible de lui faire visiter sa perception en plaçant la lumière sur ses propres filtres et l'éclaireur de la réalité. La perception des filtres entraîne le changement et l'acceptation.
Créer et observer un état de communication
Pour créer une bonne communication afin de maintenir l’attention dans le discours, il est nécessaire d’avoir un cadre logique. Il résulte de ce que nous venons de voir en gardant à l’esprit le but de la communication engagée.
INTENTION CALIBRATION ÉMOTION DIRECTION
L’intention
L’intention est à la base de tout apprentissage. C’est ce qu’il y a de plus important pour engager un processus de changement.
C’est d’abord un désir de changer qui apparaît chez quelqu’un qui réveille chez une autre personne l’envie de participer à ce processus de changement. Un désir altruiste naturel de contribuer à l’épanouissement de l’autre, une envie de lui servir de modèle, de guide, d’enseignant.
Bien connaître les phénomènes du mimétisme permet alors de faire émerger une certitude que les mécanismes humains bien utilisés sont porteurs d’apprentissages et de changement.
« C’est par sa propriété de stimulation intégrée - qui permet à un observateur d’utiliser ses propres ressources pour pénétrer de façon expérientielle le monde des autres au moyen d’un processus de stimulation direct, automatique et inconscient (les neurones miroirs) - que le cerveau comprend et intègre tout ce que lui apporte l’autre, les autres, la culture dans laquelle il baigne.
Cela confirme l'intuition d'Aristote selon laquelle «mimer est congénital au petit anthropo (être humain)… Par le mimétisme il acquiert ses premières connaissances». Une idée partagée par Spinosa et qui apporte enfin une confirmation très importante à la théorie de René Girard: l'apprentissage est le résultat du mimétisme et du désir mimétique.
Lorsque le modèle reste modèle, l'élève souhaite imiter les mots que lui répète le modèle et celui-ci souhaite que l'élève les apprenne et se l'approprie. Il faut insister sur le fait que ce qui soit obtenu le système miroir de l'observateur, c'est l'intention à laquelle il assiste, même si elle n'est pas menée à son terme. Branché, en quelque sorte sur la même longueur d'onde, le cerveau de l'observateur devine l'intention, c'est-à-dire le désir de l'autre, et se modèle sur lui-même si le geste est seulement ébauché ou si la main principale porte sur un objet caché.
L'intention, c'est la volonté qui pousse à vouloir résoudre un problème, dépasser un blocage, rétablir un état d'équilibre.
Avoir une intention, c'est avoir un objectif, avoir un mais la volonté de parvenir.
Avoir une intention permet de s’engager dans le processus qui mène à l’atteinte d’un objectif.
Pour qu’il y ait un état modifié de conscience, il doit y avoir, chez la personne guidée, une intention d’apprendre, de changer, de vivre une expérience de découverte. Parallèlement, il doit y avoir, chez la personne qui guide, une intention de guider et de contribuer à l’expérience de l’autre.
L’émotion
Moteur de changement, l’émotion est au cœur de notre humanité. C’est par l’émotion que l’on sait qu’il y a quelque chose à dépasser, un peu comme un indicateur de limite.
Pour le communicant, capter l’émotion de l’autre lui permet de l’accueillir et de manifester à l’égard de cette manifestation émotionnelle de l’empathie, de la bienveillance, du support, du soutien, de l’enthousiasme, de la curiosité, de la persévérance et de la motivation.
Accueillir l’émotion qui surgit chez l’autre ouvre la voie à la découverte de tout ce que cette émotion évoque comme souvenirs, projections, contradictions et impressions ; cela permet d’avoir accès au modèle du monde de l’autre dans une situation particulière.
« Une autre particularité de l’encodage par l’amygdale est que non seulement l’événement et son environnement sont enregistrés, mais aussi notre état d’esprit, notre réaction à ce moment précis. Or notre état d’esprit influe sur notre perception de l’événement. Nous ne mémorisons donc pas l’événement objectif, comme le ferait une photocopieuse ou une caméra vidéo. La plupart du temps nous ne conservons que certains éléments de l’événement vécu et de plus nous les simplifions ou amplifions, en fonction de notre évaluation de ce qui se passe. Ce que l’amygdale encode dépend donc fortement de l’individu que nous sommes, avec sa culture, ses expériences, ses références sociales, ses émotions et ses motivations ».
En état modifié de conscience, le guide capte ce qui est vécu par l’autre, tout en sachant que cette émotion est bien celle de l’autre qui est reproduite en lui par le système des neurones miroirs. Il sait que c’est l’autre qui va se transformer, rétablir son propre équilibre. Il peut alors avoir une patience et une certitude par rapport au processus de recherche et d’apprentissage que la personne guidée fera elle-même en se sentant accompagnée.
Le mot émotion vient de «motion» (mouvement) ce qui permet un mouvement intérieur, un élan, une passion, une motivation.
Lorsqu’elle est bien canalisée, l’émotion devient source de dépassement de soi, de créativité, d’épanouissement.
En hypnose, bien utiliser et canaliser les émotions qui surgissent font partie de la voie qui mène aux plus beaux accomplissements.
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Squire & Kandel, La mémoire, de l’esprit aux molécules, Flammarion, 2005.
La calibration
L’être humain a une impressionnante capacité d’adaptation. Celle-ci lui a permis de détecter au niveau sensoriel les données utiles à sa survie et à son épanouissement.
Cette faculté est très présente au niveau social, car l’être humain est grégaire : c’est un être social qui a besoin de la présence des autres pour survivre et évoluer. Il a donc développé ses sens afin de décoder les mimiques des autres, leurs gestes, leurs postures ainsi que leurs expressions verbales.
Comme il s’est intéressé à la météo du lieu où il habite pour s’adapter à son environnement, il s’est intéressé à la météo intérieure des personnes qui l’entourent afin de pouvoir adapter ses réactions et ses comportements en conséquence.
Au fil du temps, l’être humain a appris à observer, à reconnaître et à vérifier les paramètres sensoriels d’une personne. Il s’est donné un accès sensoriel à l’autre qui lui permet de repérer à un moment précis les indicateurs externes qui correspondent à un état donné.
Dans la communication, calibrer, c’est écouter, regarder, se synchroniser, observer finement les indices qui permettent de suivre la personne guidée là où elle se trouve. C’est lire les manifestations inconscientes, les émotions qui surgissent et qui donnent accès à l’information qui permet de bien diriger la personne qui souhaite apprendre et changer.
Les gens ont l’habitude de regarder les personnes dans les yeux en portant une attention restreinte au reste du corps alors qu’il y a beaucoup de signes à décoder dans le langage corporel global. Avoir accès à davantage d’indices sur ce qui se passe vraiment chez l’autre au niveau émotionnel demande une grande acuité de la vision périphérique. Cette aptitude se développe par l’entraînement à l’observation fine d’un nombre de détails de plus en plus nombreux et pertinents.
Pour la calibration, un autre canal riche en information est le ton de voix. Ce qui rend les gens moins attentifs à ces variations de timbre, de tempo et de volume est le fait que les mots distraient de ce type d’information paralinguistique, car ils passent par le même canal : l’ouïe.
Percevoir la voix davantage comme un instrument de musique et délaisser momentanément le contenu peut être une stratégie utile pour avoir davantage accès aux indices transmis par la voix.
Se synchroniser physiquement donne aussi accès à l’univers de l’autre plus facilement. Une position particulière du corps conjuguée à une certaine direction du regard génère l’activation de circuits neuronaux différents et la sécrétion d’hormones différentes. Il est donc utile de se positionner comme l’autre pour déclencher les bons circuits et pour ressentir de l’intérieur ce qui est installé chez l’autre.
Plusieurs enquêteurs, comme Paul Ekman, sont passés maîtres dans l’art de lire les êtres humains au-delà de ce qu’ils expriment consciemment. Ils savent détecter les micro-contractures musculaires reliées aux manifestations universelles des émotions de base. Ils savent également reconnaître les modulations de voix correspondantes.
Paul Ekman - Je sais que vous mentez – J’ai lu, 2012
La direction
Donner la direction dans la communication est reliée à la capacité du guide à mener la personne guidée vers l’objectif, vers la prise en compte de son réel besoin et la satisfaction de celui-ci. Le guide ajoute alors, à ses émotions, à ses intentions et à sa faculté de calibration, sa capacité à suggérer, à induire avec flexibilité, à diriger l’attention et l’énergie psychique de la personne guidée au bon endroit.
Diriger demande une connaissance fine des outils de communication verbale et non verbale qui permettent d’influencer avec intégrité. L’art de la suggestion se colle alors à l’habileté à écouter l’autre, à le calibrer et à décoder ses propos afin de mieux l’inviter à participer activement au processus d’apprentissage et de changement. Cela permet également de l’encadrer de façon sécuritaire dans sa recherche, en permettant de fixer des balises rassurantes.
La transe hypnotique a pour but de mener à l’acceptation d’une idée nouvelle, à l’intégration d’une nouvelle perspective. C’est à ce titre que diriger est essentiel : sans direction, la personne ne va chercher aucun apport nouveau dans son système habituel et reste au même point.
Maintenant, cette idée nouvelle est souvent beaucoup mieux acceptée si elle émerge naturellement par un processus d’échanges, de recherche, d’exploration et de création. Toute inspiration utilisée par les artistes joue d’ailleurs ce rôle d’intégration d’une nouvelle idée, d’apport extérieur inspirant. Dans la vie courante, une bonne citation ou un passage de film peut amener une personne à adopter une perspective nouvelle, riche et rafraîchissante (métaphore).
En tant que guide en hypnose, l’utilisation de métaphores, de paraboles, de mises en situation fictives et de processus de recherche intérieure sont parmi les outils les plus efficaces pour donner de la direction à un processus de changement, d’évolution et de transformation. Ce sont différents moyens de suggérer.
L’art de diriger, c’est celui de faire accepter ses suggestions
«Fort heureusement, la plupart des personnes appréciées d'être dirigées intelligemment, c'est-à-dire comme des personnes totales, et non comme des machines à produire, et en profitant pour se développer et construire leur vie. Un leader devra posséder des qualités de «multi perceptions», de discernement, de nuance dans son jugement et sans doute également des qualités de cœur, puisque l'intuition relève de la réceptivité et de l'empathie ».
Souvent, ce sont les qualités reliées au leadership qui sont recherchées dans cet aspect de la création de la transe, mais aussi celles du charisme, de la séduction. Savoir captiver, attirer à soi sont des qualités qui peuvent être utiles dans une relation hypnotique!
État présent – État désiré
État présent :
L’état présent est l’état de départ.
C’est ce qui est là dans les pensées de l’accompagner, dans ses sensations et dans ses émotions de la personne guidée au moment de la rencontre avec le consultant.
Cet état comprend ses limites et il peut être possible de ressentir un désir pour les dépasser.
État désiré :
L’état désiré est le résultat souhaité par la personne guidée, état qui se trouve hors de sa zone d’habitude (souvent appelée zone de confort).
C’est l’ensemble de pensées, de sensations et d’émotions qui correspondent au résultat souhaité.
Cet état prend forme, de manière neurologique d’abord, comme une conceptualisation et ensuite comme une véritable expérience de référence lorsque l’état désiré est vécu pleinement au niveau sensoriel.
L’approche par objectif utilisée en PNL est la plus pertinente et la plus efficace pour préciser un état désiré.
Processus de communication :
Le processus de transformation est ce qui permet de passer de l’état présent à l’état désiré. Il y a une multitude de processus et d’approches disponibles pour parcourir ce trajet.
L’état de transe en communication n’est pas un processus de transformation en soi, c’est un état qui favorise, accélère et intensifie l’efficacité de tout travail de communication.
Un langage hypnotique est ce qui crée de l’ouverture en plaçant le cerveau dans une disposition favorable à la recherche, à la découverte et à la créativité.
L’hypnose conversationnelle donne envie au cerveau detester de nouvelles avenues qui lui sont proposées au lieu de les rejeter d’emblée. C’est un moyen de mieux faire passer des suggestions directes ou indirectes afin de permettre au système de se réorganiser autrement.
Il y a toujours une solution à un problème. S’il n’y a pas de solution, il n’y a pas de problème.
La calibration
La calibration est une action importante en communication. En effet, le terme « calibration » vient du verbe calibrer. Calibrer, c’est observer, percevoir et surtout reconnaître chez une personne, les indicateurs externes concrets, visibles et audibles d’un état interne précédemment observé.
Ainsi, en communication, grâce à la calibration, le communicant pourra percevoir, identifier la « configuration » du communiquer et par conséquent, sera plus à même de comprendre l’état interne qu’il vit, qu’il expérimente.
De plus, la calibration est très utile dans la vie de tous les jours et permet une meilleure perception des autres, de comprendre la façon dont la ou les personnes s’expriment et ainsi de s’adapter à leur mode de fonctionnement.
Il s’agit donc de prêter attention au langage et mots employés, le verbal et le para verbal, d’observer aussi les prédicats et mouvements corporels ainsi que les mouvements oculaires.
Ils vous renseigneront tout d’abord sur les limites inconscientes ou conscientes que l’interlocuteur par ses mouvements et attitude, et ensuite sur les transformations lors du changement atteint dans la communication.
Vous observerez alors la congruence du changement et l’acceptation inconsciente.
Entrer en contact avec la carte du monde de l’autre permet un rapport intense et facile dans la confiance.
Accueillir et induire
Accueillir
Rappelez-vous que vous ne détenez pas la vérité.
Il est donc important d’accueillir les mots, les croyances et les valeurs de la personne avec qui vous communiquez.
Vous devez rester intègre dans le non-jugement.
Le rapport doit vous rapprocher de l’autre et non l’éloigner et l’acceptation du discours de l’autre fait partie de la création du lien.
L’écho verbal
L’écho est donc non verbal dans la synchronisation et est aussi verbal.
Répéter les mots fait écho pour l’interlocuteur et sont amplifiés. Il est important de différencier l’écho positif et négatif. Un écho est vécu par le cerveau et revécu par les neurones miroirs. Le négatif ne mérite pas d’être amplifié.
Écho des états-ressources :
Utilisez une voix expressive et enthousiaste laissant transparaître une fierté par rapport à ce qui a été accompli par la personne et une confiance dans le fait que ces états vont s’amplifier et s’ancrer.
Ajouter : « OK » « fantastique ! » « C’est ça » « Parfait » ou « bien ! » permet d’accueillir ce que la personne guidée exprime avec enthousiasme et de l’amener à amplifier ce qui s’ajuste déjà en elle.
Écho des états limitants :
La personne avec qui vous échangez doit percevoir que vous l’avez entendu, compris. Utilisez des mots courts afin d’occulter la répétition du genre «O.K.» ou «En effet» ou «Effectivement» « je comprends » « j’ai bien compris », « J’entends ce que vous dites » permet d’accueillir ce que la personne guidée exprime, de lui donner raison sur la validité de son ressenti et de l’amener à gagner de la confiance en elle.
Se synchroniser vous permettra de ne faire qu’un avec l’autre et de calibrer les changements émotionnels, les compréhensions de perception et la congruence du message nommé
Induire
De même, dans la conversation induire un état par des mots hypnotiques accompagne en transe facilement.
Certains états hypnotiques doivent être plus détendus, certains plus actifs qui expliquent que différentes catégories de mots peuvent être utilisés pour induire une transe.
Transe détendue
Détente, relâchement, détente, confort, bien-être…
Laisser-aller, lâcher-prise, détachement…
Transe active
Curiosité, imagination, émerveillement, créativité, ouverture d'esprit…
Concentration de l'attention, attention aux détails, attention soutenue…
Les mots et l’attitude
Les mots paraissent très importants dans la communication et pourtant même s’ils peuvent toucher au bon moment, des études ont démontré que l’attitude et le comportement sont plus importants.
Les trois segments on en faite, autant d’importance les uns que les autres afin que le message soit accepté.
Si l’une de ces trois portions est dissonante et incongrue, elle sera perçue consciemment ou inconsciemment et apportera un doute, un malaise ou un retrait.
Lorsque cette dissonance est perçue, il n’y a plus de congruence entre les mots et le comportement perçu.
Le non verbal prime sur le verbal. Les mots peuvent être dissonants, mais le non verbal peut démontrer de l’humour. Il faut plus de temps de rapports et de temps avec l’autre pour faire passer des mots, lorsque le comportement verbal signifie autre chose. Faire de l’humour en étant très sérieux n’est pas toujours perçu comme un langage au second degré.
Tout au long des modules des formations en communication d’impact et d’hypnose, l’accent sera porté sur les trois segments du verbal – non verbal et para verbal.
Les présupposés de la PNL
La carte n’est pas le territoire
Chacun, par ses filtres, interprète la réalité de l’instant différemment.
C’est une vérité parmi d’autres perceptions. Autrement dit, chacun possède sa propre réalité.
Le corps et l’esprit sont des processus systémiques
Contrairement à la pensée de Descartes, le corps et l'esprit sont liés. La pensée influence le corps et la perception du corps influence la pensée.
Il n'est pas possible de ne pas communiquer
Parler, bouger ou ne rien faire sont de la communication. Quelles que soient les attitudes et les non-attitudes, cela reste des messages interprétés par l'autre.
Plus sur un choix, mieux ça vaut
L'esprit fait des liens sans cesse avec les apprentissages. Plus il aura de possibilités pour agir, plus il lui sera facile de trouver la meilleure solution dans l'instant.
Tout comportement a une intention positive
Chaque action a une intention positive pour la personne dans l'instant. L'être humain agit dans l'attente de la récompense. Pour cela, tout comportement a une bonne raison d'être dans le moment, avec les capacités de l'auteur de l'instant.
Le niveau inconscient de la communication est celui qui détermine le sens de la relation
Dans la communication, l’intention inconsciente de l’objectif détermine la relation de la communication.
La signification d’un message est donnée par la réaction que suscite ce message
Toute action entraîne une réaction. La façon dont la communication sera faite entraînera une réaction verbale et non verbale. Il est important de la prendre en compte.
Établir le rapport, c'est rencontrer l’autre dans son modèle du monde
C’est la règle numéro 1 de la communication !!!
Accueillir le modèle du monde de l’autre, sans jugement, sans attente. Savoir être à l’écoute de l’autre en prenant soin d’utiliser le même langage que l’interlocuteur dans l’écho et la synchronisation.
Il n’y a pas d’échec, il y a que des apprentissages
Toute action apporte un apprentissage, que ce soit une réussite ou une erreur. Il est intéressant de recommencer afin de faire autrement, si nécessaire, en se servant des apprentissages pour agir différemment.
Si ce que vous faites ne fonctionne pas, faites autre chose
Si le comportement mis en action ne vous permet pas d’atteindre votre objectif, pensez à faire autrement. Ne persistez pas dans le protocole qui ne vous permet pas d’avancer.
Le respect est dû à tous, quel que soit leur modèle du monde
Chacun dispose de son propre modèle du monde. Votre réalité n’est pas meilleure que la réalité de l’autre. Respecter la réalité de l’autre, c’est respecter la sienne.
Toutes les ressources sont dans la personne
Les ressources nécessaires pour atteindre le changement existent en chacun de nous. Par les apprentissages et les observations, tout le monde est capable d’imaginer la solution. Imaginer et utiliser le cadre comme si permet à la personne de vivre la solution de l’intérieur et de passer à l’action.
Le rapport
Toute relation, toute interaction construite avec soin, que ce soit lors d’une réunion, en entretien commercial, en négociation ou lors d’une rencontre, fait la différence pour le futur.
Les compétences que nous utilisons dans la construction et le maintien de la relation, du rapport à l’autre, sont fondamentales et particulièrement dans les contextes de changement.
Établir le rapport à l’autre, c’est rejoindre la personne là où elle est. C’est se connecter à elle avec son style, sur un terrain où la communication, la discussion sont possibles.
Il devient facile de créer un environnement de confiance, de compréhension, de respect et de sécurité qui donne la possibilité d’exprimer totalement ses idées et préoccupations.
Il est nécessaire d’adopter les postures et gestes naturels, de se synchroniser :
· La posture
· Les gestes
La respiration
Le ton de la voix
· Le contenu du langage
Devenir le miroir de l’autre avec finesse, créer un état de confiance, d’être écouté en toute confiance.
Pour cela il est nécessaire dans un premier temps d’accepter le cadre de référence, les valeurs, les croyances, l’identité de l’autre sans jugement. Puis d’être conscient des éléments similaires ou différents concernant : la posture, les expressions, les mouvements, la respiration, le ton de la voix, son volume, son rythme, le langage.
Si vous êtes dans un cadre de communication écrite :
· Les mots, la longueur des phrases, les temps des verbes utilisés, les valeurs qui transparaissent, l’organisation de la présentation, la précision, …
Puis de se rapprocher subtilement de ces éléments pour aller à la rencontre de l’autre… Ceci permet de créer de la proximité avec son interlocuteur, d’avoir accès à son cadre de référence, à ses raisons, ses valeurs, ses attitudes, ses croyances et ses sentiments. Voici quelques actions que vous pouvez mener pour établir un rapport avec l’autre :
Développez un véritable intérêt dans la découverte de ce qui plaît à l’autre, de ce qui est important pour lui. Commencez à le comprendre et n’attendez pas qu’il vous comprenne. Faites ceci dans une posture d’égalité avec votre interlocuteur.
Identifiez des mots favoris, des phrases répétées, des paroles habituelles et incorporez-les petit à petit dans votre conversation.
Remarquez comment l’autre présente l’information : met-il beaucoup de détails ou a-t-il une vue générale. Faites de même lorsque vous parlez.
Vérifiez si la personne utilise des mots plutôt du vocabulaire visuel auditif ou kinesthésique et calquez-vous sur son sens favori.
Respirez à l’unisson avec la personne.
Adoptez le même langage corporel, le même ton et rythme de voix.
Respectez la personne, son temps, son énergie, ses collaborateurs et associés…
À force de pratique cette capacité de synchronisation à l’autre devient une habitude et il est possible de noter la qualité de la création de la relation, de notre rapport aux autres. Cela contribue également à la réduction du stress que nous aurions pu ressentir au moment d’entrer en contact avec notre interlocuteur.
Regarder sans les yeux
Créer le rapport, c’est installer une relation de confiance. C’est momentanément devenir un caméléon qui se met dans la peau de son partenaire pour créer un contact profond, privilégié qui assure la réussite de l’accompagnement.
Il y a la perception visuelle inscrite dans nos automatismes et tout ce que nous ne percevons pas avec ce sens.
Angle de positionnement
La position face à face favorise la confrontation. C’est la position du jugement, celle que vous vivez lors d’un entretien d’embauche. Chez les animaux, c’est la position de rivalité pour le territoire. Elle fait biologiquement augmenter les hormones de stress.
La position côte à côte, légèrement de biais, est la position du travail en commun, celle où les participants font face ensemble au problème et aux plans de résolution. Dans cette position d’alliés, il est aisé de projeter des hypothèses et des idées ensemble, dans la même direction.
Synchronisation
Lorsque vous êtes en synchro avec une personne, vous êtes connecté à elle, au même niveau, sur la même longueur d’onde ; vous communiquez facilement :
« C’est comme si on s’était toujours connus », « nous avons des atomes crochus », «le courant passe ».
Le miroir
Qui n’a pas joué à imiter un plus grand étant enfant ? Qui n’a pas joué aux petits singes ? Le «mirroring» signifie imiter les gestes, la posture, la respiration, le rythme de la voix… Le faire d’une façon subtile et élégante passe bien mieux dans un contexte de rencontre.
L’écho : Faire de l’écho, c’est maîtriser l’art de reprendre les paroles de la personne, de les reformuler à nouveau de la même façon, à l’aide des mêmes mots, avec le même ton de voix.
L’écho non verbal est tout aussi puissant du moment où il est fait avec finesse.
Bulle proxémique ou distance relationnelle
Une bonne synchronisation passe par le respect de la bulle de protection de l’autre. La distance émotionnelle qui fait en sorte qu’une personne se sente bien, à l’aise et en sécurité, est variable selon la culture, la personnalité et les expériences de vie. En hypnose, la personne guidée ne doit ressentir aucune gêne inconsciente qui influencerait son processus de transformation. Soyez sensible à ses réactions lorsque vous vous positionnez, calibrez et demandez-lui si elle se sent confortable, si vous n’êtes pas trop près ou trop loin.
Système de représentation sensoriel et micros-indices
dans la communication
Comprendre le système de perception et le langage de l’autre, c’est comprendre sa vision du monde, son langage.
Nous pensons tous parler la même langue entre francophones et pourtant notre système de perception d’un mot ou d’un autre est différent.
Prenez l’exemple du bien-être, que cela signifie pour vous :
- ____________________________
- ____________________________
- ____________________________
- ____________________________
Comparez vos perceptions avec vos voisins et prenez note des différences.
Chaque mot est encodé par une émotion et des représentations sensorielles symboliques. Décoder le système de représentation, les filtres qui interprètent la perception de l’autre vous permettra de parler la même langue que lui et de partager le territoire sur sa carte du monde. La culture est à prendre en compte lors d’interventions.
V.A.K.O.G.
Visuel – Auditif – Kinesthésique – Olfactif – Gustatif
Considérons que notre perception se fait en plusieurs étapes. Nous pouvons percevoir rationnellement une information que nous allons intellectualiser et percevoir des informations que nous n’aurons pas conscience.
Des études sous IRM ont démontré la multitude d’informations perçues par notre corps et le peu d’information traité par notre conscience.
Stanislas Dehaene, psychologue cognitiviste et neuroscientifique français né le 12 mai 1965 à Roubaix, dans son livre « le Code de la conscience », démontre qu’un stimulus perçu avec une intensité de moins de 270 mils n’est pas perçu par la conscience. La conscience traite l’information à partir de 300 mils.
Grâce à des algorithmes informatiques et les avancées de matériels scientifiques, il a été possible de déterminer que la conscience est capable de traiter 5 à 9 stimuli à la seconde. L’inconscient a été mesuré à environ 3.2 millions de stimuli à la seconde.
Une grande partie de notre perception reste invisible à notre conscience et heureusement !!!
Nous deviendrions fous à devoir tout interpréter consciemment. Chaque mouvement de feuille, de couleurs de rayons de soleil, de voitures, de sons perçus au milieu du bruit du vent, des flocons de neige qui tombent, de notre digestion, du bruit de la circulation du sang et des impulsions électriques produit par notre cerveau...
Notre conscience représente 1 à 5% de ce que nous sommes et le reste est automatisé à l’intérieur de ce que nous appellerons tout au long des cours, inconscient, dans la structure profonde.
L’interprétation des sens est représentée par les filtres et exprimée par un langage qui est contextuel suivant les émotions interprétées consciemment.
Il est intéressant de distinguer ce langage du contexte exprimé, afin d’intégrer rapidement la carte du monde de l’autre. Cela s’appelle le système de représentation.
La symbolique est le langage de perception.
Avant d’aller plus en profondeur, définissions les généralités des VAK (visuel – auditif – kinesthésique.
Retenez que le cerveau est mono tache pour les hommes et pour les femmes.
Il n’est donc pas possible de porter en même temps, l’attention sur deux choses à la fois.
Les informations font des liens dans l’action sensorielle, entre l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche. Les informations passent d’un hémisphère à l’autre par une liaison de fibres nerveuses nommée « corps calleux ».
L’information qui passe dans le corps calleux utilise un seul sens à chaque stimulus. De même, l’information est orientée et spécifique à un seul sens. Il n’est pas possible par exemple d’écouter deux conversations en même temps. L’attention se fait de l’une à l’autre très rapidement, mais pas des deux en même temps.
Lorsque vous pensez faire deux choses en même temps, votre attention n’est en fait concentrée que sur une seule, l’autre est automatisée donc inconsciente.
VISUEL (ENVIRON 60-65% DE LA POPULATION)
· Besoin d’être regardé lorsqu’il parle, sans quoi il aura l’impression de ne pas être écouté
· Va mieux comprendre si vous utilisez un dessin, un schéma, une présentation, un film, bref, tout support visuel aidera grandement à lui expliquer quelque chose
· Besoin de lire ou d’étudier dans le silence absolu… le moindre bruit le dérange
· A le sens du détail et est très observateur
· Beaucoup d’intérêt pour l’apparence
· N’aime pas écouter
Respiration
· Superficielle, visible dans la partie supérieure du thorax
Voix
· Haute et forte
· Débit rapide
Utilise souvent ces mots ou expressions
· Je vois
· C’est clair
· J’imagine que
· visiblement
· Montrer
· C’est net, c’est flou
· C’est évident
· Regarde
· Montre-moi
AUDITIF (ENVIRON 30% DE LA POPULATION)
· Se créent des représentations à partir des mots
· Apprécie la musique et a souvent un talent musical
· Facilité à apprendre des langues étrangères
· Prend peu de notes, se fie à sa mémoire
· Préfère enregistrer et réécouter que de lire et de relire
· Lis à voix haute ou se parle à voix haute
· Le message verbal est primordial et passe toujours en priorité, indépendamment de l’expression du visage
· S’attarde au contenu
· Aime écouter les autres
· Très expressif
· Donne de longues explications
· Toujours quelque chose à raconter
· Facilité à communiquer
· Écoute souvent en penchant la tête (comme s’il parle au téléphone)
Respiration
· Régulière et rythmée
· Milieu de la poitrine
Voix
· Posée et agréable
Utilise souvent ces mots ou expressions
· J’entends
· D’accord
· Ça me parle
· Dire
· Bien entendu
· C’est inouï
· Ça ne me dit rien
· Je m’entends bien avec…
La perception sensorielle est contextuelle !!!
Il est intéressant de déterminer si le sens de prédilection est interne ou externe.
Par exemple une personne tactile pourrait être kinesthésique externe et se faire une représentation mentale de la situation en visuel interne.
· Je ne supporte pas que l’on me touche, j’ai un sentiment désagréable vois-tu ?
· Ok, lorsque l’on te touche, comment images-tu ton ressenti interne ?
L’auditif externe peut apprendre en écoutant et devenir visuel dans la révision ou la compréhension de l’apprentissage avec un besoin de représentation mentale en image ou mots.
Un visuel externe est observateur du détail mémoriel et peut se répéter des mots afin de les retenir. Les mots peuvent être des sons ou des comptines (auditif interne) ou s’afficher en noir et blanc ou en couleur (visuel interne).
Cette gymnastique narrative s’intègre chez le communicant comme un radar automatique. Il ne sera alors plus nécessaire de se concentrer sur le sens de l’accompagné.
Le plus simple en communication est de répéter les mots de l’autre afin de faire écho à son vocabulaire.
Exercices
| Visuel | Auditif | Kinesthésique | Non spécifique
Mouvements oculaires
Une autre façon permet de déterminer le sens de prédilection de la personne dans le contexte qui se nomme les mouvements oculaires.
Lorsque la conscience s’intériorise dans la réflexion, une transe s’installe.
Écouter et regarder en même temps n’est pas possible (corps calleux). La réflexion est interne et donc retirée de l’instant présent.
La vue n’est pas enclenchée dans la réflexion, mais le cerveau continue à se servir des automatismes visuels. L’œil continue à se déplacer et suit la réflexion dans les déplacements des stimuli neuronaux.
Ces déplacements observent donc à l’interne, les endroits où la pensée se situe.
Il est donc possible après observation, que les paupières soient ouvertes, ou fermées, de définir le système de représentation de communicant.
Il est possible aussi d’observer son orientation émotionnelle, son langage interne, sa remémoration et la construction d’idée.
Avant de déterminer le sens de représentation, il est nécessaire de poser des questions simples et évidentes, afin d’observer si le construit et le remémorer se situe à droite ou à gauche.
En général, la personne observe sur sa gauche pour rechercher une information vécue et à droite pour construire, imaginer, faire comme si.
Il est possible qu’il y ait un inversement entre le construit et le remémorer.
Il est très rare d’observer une inversion entre le dialogue interne et le les sensations kinesthésiques.
Exemple de questions à poser pour déterminer les sens :
· As-tu une voiture ?
· Quel âge as-tu ?
· Habites-tu en appartement ou en maison ?
· Que feras-tu dans 2 ans ?
· Que vas-tu manger plus tard ?
· Où aimerais-tu partir maintenant en vacances ?
Il vous sera alors possible d’accompagner plus facilement le communicant dans ses filtres de perception de l’instant.
L’importance d’observer l’autre et de percevoir consciemment et inconsciemment son sens de prédilection est primordiale dans la communication.
Cette capacité se nomme la calibration.
Indices de modification de conscience
Ratification
Pour le communicant, ratifier, c'est le nom à haute voix ou non, les indices de l'absorption de l'attention observés lorsqu'ils se produisent.
Cela permet à l’inconscient de la personne guidée de savoir qu’il est finement observé, ce qui a pour effet d’amplifier ses réponses et sa présence. Il s’établit alors un dialogue entre le guide et l’inconscient de la personne guidée plutôt qu’entre deux personnes tout simplement.
Nommer à haute voix les signes de transe en parlant à la troisième personne fait prendre conscience à la personne guidée des preuves qu’il se passe quelque chose d’inhabituel dans son inconscient, que la transe fonctionne bel et bien. L’inconscient se sent alors encouragé, félicité et tend à produire de plus en plus de signes lorsqu’il reçoit ainsi de l’attention bienveillante. Dans le tableau ci-dessous, cochez les signes relevés chez les autres depuis le début et ceux qui ont été remarqués sur vous-même.
Particularités linguistiques de la ratification
La ratification consiste à observer ce qui se passe et il est possible de le nommer à haute voix:
«Et vous pouvez vous détendre maintenant» (le guide a remarqué une respiration profonde)
«Et vous pouvez sourire de cette situation» (le client sourit dans sa transe)
La ratification a donc pour effet de rassurer et d'augmenter la qualité du rapport en démontrant la parfaite présence de l’accompagnant. Elle prouve la qualité de sa calibration.
Ratifier permet d'amplifier la transe : notamment lors des inductions quand la partie consciente du sujet observe - comme à distance - des indices de transe.
ATTENTION : RATIFIEZ CE QUI SE PASSE RÉELLEMENT, PAS CE QUE VOUS SOUHAITEZ VOIR. Ratifier n’est pas suggérer et l’inconscient déteste que l’on dise des choses erronées sur ses manifestations.
La ratification favorise la dissociation et le "lâcher-prise" et permet aussi d'utiliser, sans nuire à la séance, des événements imprévus qui pourraient nuire à la transe : bruits soudains de l'environnement, intervention d’une tierce personne...
«Et les bruits environnants dans cette salle, que vous pouvez parfois entendre, nous permettrons de continuer... »
Pour que la ratification fonctionne particulièrement bien, il est préférable d’employer la troisième personne dans le langage pour parler de ce qui se passe au niveau du corps de la personne. Cette façon de s’exprimer crée une séparation entre le conscient et l’inconscient, ce qui privilégie l’entrée en transe.
« Vos joues se sont relâchées » devient donc « Les joues se sont relâchées » (les joues de l’inconscient)
« Votre respiration s’est apaisée » devient « La respiration s’est apaisée » (la respiration de l’inconscient)
« Votre sourire s’amplifie » devient donc « Le sourire s’amplifie » (le sourire de l’inconscient)
« L’équilibre de votre corps » devient donc « L’équilibre du corps » (le corps de l’inconscient)
Exemples
« Et la légèreté s’installe » (le client présente un ensemble de forts mouvements corporels)
« Et votre acceptation se manifeste » (le client fait oui de la tête)
Les niveaux logiques
Afin d’engager un changement dans la communication et d’obtenir une acceptation d’action, il est nécessaire de défaire la problématique au niveau contextuel.
Les niveaux logiques en PNL ont été apportés par le travail de Robert Dilts qui permet de travailler à différents niveaux de la personne.
Ce schéma ressemble à la pyramide des besoins d’Abraham Harold Maslow.
| | Robert Dilts a hiérarchisé les besoins du changement en forme pyramidale comme un collier de perles dont une perle bloquerait la possibilité de laisser ce collier se défaire facilement. La perle bloquée serait le niveau de la problématique.
En communication, l’importance du niveau logique qui exprime le langage de la personne permet de définir l’orientation de la communication.
Lorsque vous entendez :
· Je ne peux pas le faire ici
· Je ne me sens pas à bien là-bas
· Ce n’est pas l’environnement que je veux…
Annonce que le lieu (environnement-où)) est un problème » Vous pouvez alors diriger la conversation par :
· Où peux-tu le faire ?
· Où te sens-tu bien ?
· Quel environnement veux-tu ?
Lorsque vous entendez :
· Je ne sais pas quoi faire dans cette situation
· Que ferais-tu à ma place ?
· Je ne sais pas quoi faire avec eux ?
Annonce un problème de comportement (quoi/quoi faire). Vous pouvez alors diriger la conversation par :
· Fait comme si tu savais quoi faire
Quel serait le meilleur comportement à adopter ?
Lorsque vous entendez :
· Je ne suis pas capable de le faire, de l’acheter, d’aller mieux, d’atteindre…
La problématique se place sur les capacités (Comment/comment faire). Vous pouvez alors diriger la conversation comme :
· De quoi as-tu besoin comme ressource pour le faire ? Comme pourrais-tu aller mieux ? Comment pourrais-tu l’atteindre ?
Lorsque vous entendez :
· Il n’est pas possible d’y arriver
· Il faut travailler dur pour y arriver
· C’est toujours comme ça
· Ce n’est pas pour moi
· Je ne serai jamais pris
La problématique se place sur les croyances (pourquoi). Les croyances sont souvent basées sur les valeurs. Vous pouvez alors diriger la conversation comme :
· Pourquoi dis-tu ça ?
· As-tu toujours travaillé dur pour arriver quelque part
· Toujours ?
· Qu’est-ce qui te faire dire ça ?
Lorsque vous entendez :
· Je ne sais pas si ce travail représente mes convictions?
· Quelle priorité dois-je donner à ma vie, le travail ou la famille pour le moment ?
La problématique se place sur les valeurs (pourquoi). Vous pouvez alors diriger la conversation comme :
· Quelles sont tes convictions ?
· Qu’est-ce qui est plus important pour toi, le travail ou la famille ?
Lorsque vous entendez :
· Je suis dans la difficulté
· Je suis fatigué
· Je suis un gagne-petit…
La problématique se place sur l’identité (qui suis-je). Vous pouvez alors diriger la conversation comme :
· As-tu toujours été dans la difficulté ?
· As-tu toujours travaillé dur pour atteindre un objectif ?
· N’as-tu jamais été récompensé pour le travail que tu as fait ?
Lorsque vous entendez :
· Je ne laisserai rien derrière moi
· Ce travail n’a pas de sens
· Quel est le but de ma vie ?
La problématique se place sur le sens de la vie (A quoi fais-je partie). Vous pouvez alors diriger la conversation comme :
· Que veux-tu laisser derrière toi ?
· Quel travail aurait un sens pour toi ?
· Que voudrais-tu atteindre ?
Exercice :
Trouvez les niveaux logiques des phrases suivantes :
· Je suis angoissé
· L’angoisse me prend
· Je ne pourrais jamais l’acheter
· Je n’arrive pas à me calmer
· J’ai le cœur qui bat vite
· Je suis calme
· Je n’y arriverai jamais
· Je suis un incapable
· Comment remplir ces papiers ?
· Il est meilleur que moi
· Je suis fidèle
· ______________________________________________________
· ______________________________________________________
· ______________________________________________________
Les outils et protocoles à employer lors d’une communication, devront tenir compte du niveau logique du discours employé par l’interlocuteur.
Les questions et métaphores qui suivront dans votre discours seront orientées sur la perception du besoin de votre interlocuteur.
Exemples :
Un enfant qui ne se sent pas capable de passer une épreuve sportive ou intellectuelle, il est ridicule de lui dire :
· Tu es intelligent et les garçons comme toi deviennent des champions !!!
L’enfant, dans l’énoncé, exprime un problème de capacité alors que la réponse est identitaire. Cette réponse pourrait l’aider dans l’instant, mais face à l’épreuve il revivra son incapacité.
L’outil de l’identité ne l’aidera pas, alors que si vous dites :
· As-tu remarqué que tu ne te sens jamais capable avant chaque épreuve et que cela se passe toujours bien ? Comme si tu travaillais toujours très fort et que tu avais besoin de ne pas te sentir capable pour réussir... C’était quand la dernière fois que tu as pensé la même chose et que tu as réussi ?
Proposer à l’enfant de se rappeler sa dernière réussite dans le même doute de capacité du moment, lui apportera l’outil et la permission de continuer de cette façon, car il réussira (présupposition qui lui servira d’outil lors de l’épreuve comme une normalité).
Un vendeur en électroménager.
Le client : - Je suis venu pour me renseigner sur un réfrigérateur...
Le vendeur : - Vous devriez prendre celui-ci, il devrait aller très bien chez vous, aujourd’hui nous faisons 20% de réduction.
Le client exprime pourtant bien qu’il est venu se renseigner, comportement, et non trouver ce qui ira très bien chez lui, environnement. Le rapport client-vendeur est rompu.
Prendre le temps dans la communication permet de comprendre le fonctionnement de l’autre et de préparer un scénario d’objectif à entreprendre.
Un ami à une amie :
Amie - Je ne suis pas bien, comme si j’étais invisible.
Ami - Sors, bouge, va voir des amis cela te fera du bien...
L’amie parle au niveau identitaire et l’ami lui répond au niveau comportement.
Il aurait été intéressant pour créer un lien en utilisant les filtres de l’amie que l’ami pose des questions :
· Qui devrais-tu être pour être visible ? – Qu’est-ce qui te fait dire que tu es invisible ?...
Un médecin et un patient :
Patient – J’ai peur d’avoir mal.
Médecin – Ne vous inquiétez pas, il y en aura que pour quelques minutes...
Le patient est dans la croyance et le médecin est dans l’environnement... De plus le médecin confirme que son patient va avoir mal mais que cela va durer quelques minutes !!!
Le médecin aurait pu dire :
· Qu’est-ce qui vous fait croire que vous allez avoir mal ? – Vous allez être surpris comme il est possible de croire certaines choses et qu’elles ne sont pas réelles...
Préparateur de l'accord d'acceptation
Processus pré hypnotique
Avant même de commencer une communication, le consultant prépare la personne guidée en établissant le rapport et en utilisant un discours pré conversationnel, augmentant ses chances d’être bien reçu lorsque viendra le temps de donner de la direction. Ensuite, à l’aide des actes de conformité, le guide vérifie comment la personne suit lors des premières suggestions directives.
Discours pré conversationnel (pre-talk)
Truismes (tautologie ou évidence) : Chercher à s’entendre volontairement avec une personne crée un rapport plus fort, il crée la sensation d’être sur la même longueur d’onde que l’autre.
Parler de choses sur lesquelles il est seulement possible d’être en accord est donc une façon sûre de procéder.
Un truisme est une vérité banale, si évidente qu’elle ne mériterait pas d’être énoncée.
Tautologie :
Une tautologie est la répétition d’une même idée avec des termes différents.
«C’est tellement agréable de se sentir bien !»
«C’est surprenant de vivre un événement inattendu.»
«On se sent tellement accompagné quand on est avec quelqu’un qui nous soutient !»
«Comme c’est confortable d’être bien installé.»
«Debout, face à moi, tu as les jambes par terre.»
Évidences :
Une évidence est une affirmation énonçant une réalité perceptible immédiatement de manière sensorielle.
«Tu peux sentir ton dos appuyé sur le dossier».
«Tu entends le son de ma voix».
«Tu remarques qu’il fait soleil dehors».
«Tu as les yeux ouverts».
«Tu respires à ton propre rythme».
«Tes mains sont posées sur tes cuisses».
Yes-set (enchaînement d’évidences et de redondances)
L’être humain prend rapidement des habitudes. S’il répond oui à une affirmation, puis à deux, ensuite à trois, provenant de la même personne, son esprit généralise qu’il est bon de dire oui à cette personne. Il peut même arriver qu’il réponde oui machinalement par la suite, ce qui peut être pratique pour avancer vers un processus de transformation et de changement. Le yes-set crée une sorte d’état d’acceptation généralisée. Comme lorsque l’on suit un guide en forêt, qu’on écoute ses directives, qu’on suit ses traces machinalement, de façon automatique, grâce au lien de confiance qui s’est installé.
À un nouveau client : «Vous êtes venus me rencontrer aujourd’hui pour la première fois». (Oui)
À un client assis dans un bureau : «Vous êtes installés dans le fauteuil». (Signe de tête)
À une personne qui cherche à commencer à se détendre : «Vous respirez déjà à votre propre rythme». (Prise de conscience que oui, évidemment)
N’est-ce pas ?
Cette formulation souvent placée en fin de phrase est là pour inviter à répondre oui. C’est un outil utile pour transformer une série de phrases en yes-set.
À un client ravi d’être en congé une journée de soleil : « Il fait beau dehors aujourd’hui, n’est-ce pas?»
À une cliente dont on connaît le nom. « Vous vous appelez Marie-Noëlle Hudon, n’est-ce pas?»
À un client qui vous a demandé le chemin pour venir : « C’est votre première visite dans cette clinique, n’est-ce pas? »
Actes de conformité :
Ensemble de consignes verbales et non verbales données à la personne guidée pour mettre en place une habitude de suivre les suggestions.
Le communicant demande à la personne guidée d’effectuer quelques mouvements corporels afin d’entraîner l’autre à suivre ses directives et de vérifier si elle suit effectivement.
Les consignes peuvent être données de façon verbale ou non verbale, par un geste qui commande une action.
Par exemple, vous demandez à quelqu’un de rentrer dans votre bureau, de choisir une chaise et de déposer ses affaires sur la table. Vous venez de suggérer trois actions différentes qui ont été exécutées et il vous serait possible de proposer une nouvelle action qui serait aussi acceptée.
Debout : « Avancez ici, un peu plus près, s’il vous plaît, assurez-vous de rester bien en équilibre et laissez pendre les bras de chaque côté du corps.»
Pour s’asseoir : Pointer la chaise pour que la personne prenne place sur une chaise. (Geste)
Assis : « Asseyez-vous pour être bien appuyé sur le dossier, déposez vos deux pieds bien à plat au sol et regardez-moi. »
En lien avec l’objectif : « Écrivez votre nom sur cette feuille et signez en bas de page s’il vous plaît. »
Pour la détente : « Prenez une grande inspiration et, en expirant, relâche les muscles du corps. »
Les trois énergies d’archétype de base
Travail de la voix en communication
Les mots ont une importance dans le discours, mais la voix en a une toute aussi grande. Par ce canal de communication passe beaucoup de contenu essentiel à une bonne relation communicante accompagnée.
Stephen Giligan, un des étudiants de Milton Erickson, a mis l’emphase sur les trois archétypes qui créent une variété et un équilibre dans les relations interpersonnelles.
La prochaine activité permet de ressentir l’impact de la façon para verbale dont passent nos messages.
Ce que permet la douceur :
Générer un sentiment d’enveloppement bienveillant qui favorise le laisser-aller émotionnel en étant rassuré.
Ce que permet la force :
Garder le cap sur l’objectif, aller jusqu’au bout des étapes du processus en maintenant l’esprit dans le tracé approprié. Permettre de se sentir bien encadré tout au long de la transformation.
Ce que permet l’humour :
Rire des travers humains, rendre l’atmosphère plus légère et permettre de dédramatiser. Donner libre cours à l’imagination et donner accès à des solutions surprenantes ou inusitées porteuses d’évolution. Permet de casser un schéma pour aller dans un autre état.
Les suggestions
La suggestion est une façon naturelle de communiquer, de faire passer un message.
On l’utilise pour mettre en valeur une idée, pour faire une demande, pour influencer, pour enseigner, pour vendre, etc. Elle sert à émettre une information ayant le potentiel de faire réagir une personne ou un groupe de personnes qui émettront à leur tour une réponse à la suggestion.
Une suggestion passe mieux si le lien de confiance est bien établi. Le niveau de rapport a donc une influence capitale sur la façon dont les suggestions vont passer d’une personne à l’autre.
Une des façons d’établir le rapport est de miser sur ce qu’on appelle les évidences partagées.
Celles-ci permettent de mettre en lumière ce que deux personnes ont en commun dans le contexte qui les réunit et de favoriser la reconnaissance mutuelle.
Dans un contexte transformationnel, la suggestion attachée à cette évidence sera en quelque sorte un cadeau offert après ce moment de reconnaissance. Le communicant prend alors une posture plus directive et suggère la création d’un effet qui saura amener le client dans un état favorable à l’acceptation d’une nouvelle idée.
QUOI NOMMER COMME ÉVIDENCE ?
Ce que l’on observe réellement
Ce qui amène du OUI
Ce qui amène de l’adhésion
Pour générer plus d’adhésion, enchaîner plusieurs évidences pour obtenir plus de oui (yes-set).
QUOI APPORTER COMME SUGGESTION ?
Ce qui fera du bien au client
Ce dont il a besoin pour progresser vers un état de réceptivité
Ce qui favorise l’ouverture au changement
La personne est toujours libre de répondre à cette suggestion ou non, c’est un cadeau offert.
Certaines suggestions ont avantage à être présentées au bon moment, plus d’une fois ou sous différentes formes pour qu’elles soient acceptées.
« Vous me regardez et vous vous permettez d’être de plus en plus curieux de l’expérience qui s’en vient.»
« Vous écoutez ma voixdonc vous devenez de plus en plus disponible à étudier ce que je vous propose.»
Les suggestions hypnotiques
Il y a plusieurs façons de suggérer. Selon les époques et les approches, l’emphase a été mise sur l’une ou l’autre des catégories de suggestions suivantes. Voici les caractéristiques de chacune.
La suggestion directe
La suggestion directe est une demande claire et explicite.
« Installe-toi bien. »
La personne répond à la suggestion positivement en s’installant confortablement.
« Je vous demande vous asseoir et de concentrer votre attention sur mes propos. »
La personne répond à la suggestion positivement en s’asseyant et en se concentrant.
La suggestion indirecte
La suggestion indirecte est une demande apportée de façon subtile, de telle sorte que la personne n’a pas l’impression qu’elle répond à une demande. Elle croit prendre la décision de suivre une idée qui circule ou croit répondre à un besoin selon sa propre initiative. Favorisant le libre arbitre et l’autonomie, elle permet de miser sur la capacité à faire des choix personnels.
Une bonne suggestion indirecte est construite de la manière suivante :
1- Questionnement introspection
2- Rappeler, le souvenir au présent
3- Nominalisation – induction (une nominalisation est un verbe transformé en nom)
« Et c’est comment pour vous si vous avez l’impression que vous l’avez déjà atteint ? »
Introspection sur le ressenti dans la projection d’avoir réussi. Nominalisation d’atteindre = atteint.
« Demandez-vous comment cela sera agréable lorsque la détente sera installée... »
Introspection sur la détente et ressenti de la futurisation.
« Les personnes qui font un achat important aiment généralement prendre un moment au début, pour bien s’informer, s’assurer que tout ait été étudié pour ressentir le calme d’un bon choix… »
La personne peut se sentir interpellée, prendre un léger recul et ainsi répondre à la suggestion indirecte.
« Tu sais, quand les gens sont bien à l’aise, il imagine la bonne chose à faire, alors ils se mettent à sourire et ressente la détente… »
La personne peut sourire et répondre à la suggestion de se détendre.
La suggestion indirecte permet à la personne de faire son propre choix éclairé, mais, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne la personne avec qui nous communiquons avant de faire du directe ou de l’indirecte. De plus, la situation pourrait aussi déterminer la suggestion à employer.
Avantages reliés à chaque type de suggestion
Résistances face aux différents types de suggestion
Les suggestions directes permettent de diriger, d’avancer, de passer des messages clairs et précis. La personne qui répond à la suggestion directe obéit. Elle est plutôt passive, elle suit ce qui est proposé tout simplement. Cela peut être très efficace et très sécurisant lorsque la relation de confiance est excellente et lorsque ce qui est demandé est bien choisi.
La suggestion directe ne passe pas toujours, car elle peut se heurter à des résistances :
1- La personne guidée ne sait pas comment faire ce qui lui est demandé
2- La personne guidée n’a pas envie de faire ce qui est demandé
3- La personne guidée a un fort esprit de contradiction ou est très indépendante d’esprit
4- La personne guidée a de la difficulté avec l’autorité
5- Ce qui est demandé n’a pas de sens pour la personne guidée
6- La suggestion n’est pas adaptée au contexte ou mal placée dans le timing
Utiliser les suggestions indirectes permet de faire travailler davantage l’esprit de la personne guidée, car elle lui amène une idée à considérer. La personne est alors invitée à fouiller dans son inconscient pour faire des liens avec ses expériences de vie. Enfin, il peut se produire le petit déclic qui l’amènera à suivre ce qui lui est proposé. La suggestion est alors efficace et sécurisante d’un autre point de vue : c’est la personne elle-même qui a donné son accord après un traitement de l’information. La personne est davantage amenée à se faire confiance à elle-même plutôt qu’à faire confiance au guide.
La suggestion indirecte ne passe pas toujours, car elle peut se heurter à des résistances :
1- La personne guidée ne veut pas se poser de questions
2- La personne guidée aime aller vite et droit au but
3- La personne devient anxieuse dès qu’elle doit choisir, imaginer, créer
4- La personne se sent perdue si elle ne suit pas de directives claires et précises
5- La personne aime suivre l’autorité digne de confiance d’un spécialiste
6- Le contexte d’urgence fait que les suggestions doivent s’enchaîner très vite
Bien choisir ses suggestions
Les suggestions sont les outils qui permettent de la direction au cheminement du client vers son objectif en ayant l’intention de mettre en place les moyens de communication appropriés afin d’y parvenir.
Pour chaque client, selon le moment, un enchaînement soigné de suggestions directes et indirectes sera utilisé.
Chaque personne sera disposée à recevoir les deux types de suggestions à différents moments de la rencontre, la clé est de calibrer les réactions du client et de s’ajuster constamment.
Ce qui fera la différence entre une bonne séance et une excellente séance sera le choix plus ou moins adapté et judicieux du type de suggestion au fil du déroulement de celle-ci.
Voici un tableau, qui met en valeur les avantages de l’utilisation de chacun des types de suggestion, sachant que ce ne sont pas des critères tous présents en même temps.
Formulations servant à démarrer des suggestions indirectes :
Vous êtes-vous demandé … comment vous allez me permettre de vous accompagner avec bienveillance durant tout le processus.
Et vous pourriez vous imaginer … déjà avoir atteint votre objectif et en être vraiment fier.
Avez-vous remarqué … que déjà l’orientation de votre objectif semble vouloir se placer plus sereinement ?
Seriez-vous content de percevoir … tout ce que vous avez déjà réussi et de tout ce qui s’en vient.
Je ne sais pas si … vous avez envie d’entrer dans le vif du sujet rapidement ou de prendre encore un peu de temps ?
La prochaine fois que vous… allez y réfléchir, fermez les yeux quelques instants si vous le voulez bien...
À quel moment vous allez commencer à vous demander quand … les autres vont remarquer que vous avez changé.
Étrange de remarquer … qu’il est plus facile de percevoir avec le cœur qu’avec des idées fausses.
Avec votre permission … j’aimerais vous proposer de commencer à devenir curieux par rapport à un événement qui vous a émerveillé dernièrement.
Avant que vous ne pensiez à … cette chose si agréable qui fait partie de vos plus beaux souvenirs… prenez un instant pour contempler le silence et la tranquillité dans la pièce.
Peut-être que … vous avez déjà une idée de ce que peut générer en vous l’achat de... ?
Je ne veux pas que vous vous sentiez trop libre … d’apprécier cette expérience, complètement.
Il est surprenant d’être surpris par… la rapidité avec laquelle l’esprit ajuste les symboles périmés pour faire place à des représentations beaucoup plus adéquates.
Il est plaisant de découvrir le plaisir de … découvrir ensemble toutes les solutions qui se préparent à émerger suite à votre action.
L’évolution s’amplifie lorsque l’on perçoit … toute l’importance du choix des mots que l’on se dit à soi-même.
Et, tôt ou tard, je ne sais pas quand … vous saurez que vous avez fait le bon choix alors vous sentirez la détente apparaitre.
N.B. Parmi les formulations plus élaborées, les évocations et les comparaisons qui seront vues au technicien, sont aussi des formes de suggestions indirectes. Les descriptions riches contenant des termes hypnotiques peuvent aussi être utilisées de la même façon.
Exercice :
Transformer ces injonctions directes en directes déguisées :
- Vide le lave-vaisselle
- Je veux ton travail sur mon bureau demain matin
- Fermez les yeux
- À la douche maintenant
- Détendez-vous
- Calmez-vous
- Pousse- toi de mon chemin
- Remplie mon verre
- J’ai faim
- Je ne comprends rien à ce que tu dis
- Tu vas retenir tout ce que je te dis
- Concentre toi
Je vous prie de m'excuser de la qualité du son.
Le micro cravate n'a pas fonctionné...
Cette vidéo est un bonus et a le mérite d'exister !
je vous remercie par avance pour votre compréhension.
Emmanuel
La résilience
Communiquer avec les autres, commencer par communiquer avec soi
La communication sert à faire passer un message. Que ce soit pour les autres ou pour soi-même.
Toutes actions entraînent une réaction influencée par la perception de la carte du monde. Les émotions surgissent et entraînent des automatismes réactionnels.
«L'être humain est émotionnel mais il n'est pas les émotions qu'il vit dans l'instant»
Nous comprenons tous que nous sommes programmés par notre éducation et notre parcours de vie qui ont créé des automatismes comportementaux. Chaque situation vécue et perçue par nos sens, déclenche des souvenirs inconscients, enclenche un interrupteur comportemental et émotionnel qui submerge la personne.
Quel que soit la date de l'encodage comportemental qui s'est installé par répétition, vos connaissances ont évolué. Vous avez donc donc plus la personne qui a vécu ces événements. Vous avez pris le recul cognitivement mais souvent l'émotion est restée bloqué et le comportement avec.
Lorsque vous percevez des stimulis, votre perception n'a pas le temps d'agir sereinement et de prendre un temps de réflexion. L'émotion submerge la personne comme un tsunami et l'automatisme prend le relais de la réaction à avoir en trouvant ses solutions dans les deux hémisphères cérébraux.
Cette situation créée de la confrontation.
Cette confrontation crée des conflits entre celui que vous êtes aujourd'hui et celui que vous avez été.
Avec tous les apprentissages que vous avez des faits, vous comprenez que la perception du monde d'aujourd'hui est différente de celle que vous aviez à l'époque.
La technique qui convient va vous permettre de changer la perception émotionnelle d'un moment limitant, afin d'avoir une compréhension différente de celui que vous avez été.
Cette technique est utilisée dans les questions de conflits que l'on verra au praticien en hypnose.
Rappelez-vous un souvenir qui reste un regret ou de la culpabilité dans vos souvenirs.
1-Position P1 - Posez-vous et répondez à ces questions:
- Que ressentez-vous lorsque vous ramenez cet événement à votre mémoire?
- Que ressassez-vous?
- Qu'auriez-vous du faire?
- Que ressentez-vous comme émotion: Regrets - colère - culpabilité - quoi d'autres…
- Nommer la vérité de l'instant présent.
2- Position P2 - Maintenant, changez de place et redéfinissez celui que vous étiez à l'époque:
- Quel âge avez-vous?
- Quel est la situation du moment?
- Comment va ta vie?
- Quelles sont vos connaissances?
- Êtes-vous seul ou accompagné?
- Êtes-vous conseillé?
- Quel est votre état d'esprit?
- Qu'avez-vous comme ressources?
- Quelles sont vos croyances et vos valeurs dans cet instant passé?
- Avez-vous d'autres choix dans le moment?
- Nommer la vérité de l'instant passé.
3-Revenir en P1 - reprenez la place de la personne que vous êtes aujourd'hui:
- Qu'est-ce qui est différent dans la perception de l'évènement passé?
- Comment comprenez-vous ce qui vous manquait à l'époque?
4- Placez-vous en P3 - Installez une grande vitre entre la troisième position et les deux premières.
- Observez la scène d'une façon totalement neutre comme si vous ne connaissiez pas les deux intervenants. Vous devez être totalement dissocié émotionnellement de ce que vous percevez.
- Observez la scène, les attitudes, les paroles et les croyances de chacun.
- Demandez-vous ce qui est particulier dans votre perception de l'évènement en étant totalement dissocié de la scène sans jugement ni attente?
- Qu'avez-vous envie de leur dire maintenant?
5-Placez-vous en P3 + - Rappelez-vous un autre évènement ou vous avez eu de la compassion.
- Revivez l'instant de compassion et d'indulgence
- Intégrez toutes les sensations de tous les sens que vous percevez.
- Ancrez votre état de compassion.
6-Retournez en P3- Observez de nouveau les 2 personnages de derrière la vitre:
- Qu'est-ce qui est différent lorsque vous observez les 2 personnalités?
- Qu'avez-vous envie de leur dire à chacun?
- Que doivent-ils comprendre?
- Que doivent-ils savoir?
1- Placez-vous en P1 -
- Qu'est-ce qui est différent lorsque vous observez celui que vous étiez?
- Qu'avez-vous envie de lui dire?
- Comment avez-vous envie de l'aider?
- Quels sont vos apprentissages du moment?
Développez un Leadership Inspirant et Authentique
Maîtrisez les outils de communication et d'influence pour intervenir avec confiance, éthique et impact.
Développer son leadership ne consiste pas seulement à avoir la bonne solution. Il s’agit avant tout de comprendre les dynamiques humaines et de savoir communiquer avec justesse, finesse et clarté. Lorsqu’on comprend les mécanismes du cerveau et les schémas comportementaux qui influencent nos échanges, on gagne en efficacité, en sérénité et en impact.
Une formation pour mieux comprendre et mieux intervenir
Ce programme vous invite à explorer les fondements de la communication humaine, à pratiquer des techniques issues de l’hypnose conversationnelle et de la PNL, et à affiner votre posture de leader. Vous apprendrez à adapter votre message à vos interlocuteurs, à utiliser la puissance du langage verbal et non verbal, et à renforcer votre charisme.
Ce que vous allez apprendre :
Les protocoles fondamentaux de communication : Pour structurer vos interventions et éviter les malentendus.
Les 4 grands langages et leur impact dans l’échange : Une clé pour s’adresser à chacun avec pertinence.
Le lien entre conscient et inconscient : Pour transmettre vos messages en profondeur.
La calibration émotionnelle : Pour percevoir les signaux faibles et ajuster votre posture.
Le rôle des mots, de l’attitude et des présupposés : Pour influencer sans imposer.
La synchronisation et l'écho verbal/non verbal : Pour créer une connexion sincère avec vos interlocuteurs.
Des techniques avancées :
La technique de l’hologramme
Les sens de perception
Les mouvements oculaires
Les mots charnières
La préparation de l’accord
Les archétypes de communication
Les suggestions directes, indirectes et déguisées
Une approche éthique de l’influence, fondée sur :
La résilience
La compassion
La sécurité en intervention
Objectifs de la formation :
Améliorer vos interventions orales, en individuel ou en groupe.
Développer votre leadership naturel.
Favoriser des changements positifs et durables chez vos interlocuteurs.
Adapter votre communication à chaque type de public.
Mieux comprendre les autres… et mieux vous comprendre vous-même.
Informations pratiques :
Supports PDF inclus.
Exercices pratiques guidés.
Ce cours n’est pas certifiant, mais il est conçu pour vous offrir des compétences solides, applicables dès maintenant, dans votre vie professionnelle comme personnelle.
Faites confiance à la partie qui sait et devenez le communicateur que vous avez toujours eu en vous.
Emmanuel Sabouret